Premières confidences

La qualité d’accueil des victimes lors des premières confidences et dans la phase d’enquête

L’enfant va pouvoir parler à des gens en qui il a confiance :

  • Dans la famille, à l’école (instituteur, professeur, infirmière, médecin scolaire)
  • Aux enquêteurs de la police ou la gendarmerie (dépôt de plainte, enquête) 
  • Aux assistantes sociales qui font un premier bilan familial
  • Aux experts psychologue ou psychiatre
  • Au juge
  • Aux travailleurs sociaux qui suivent l’enfant

Il est important de dire à son enfant qu’il a bien fait de parler et que sa parole est entendue. Lui rappeler que ce qu’a fait l’adulte n’est pas de sa responsabilité et qu’aucune personne n’a le droit d’avoir des gestes de violences et/ou déplacés avec lui. Il est judicieux de noter, à quelle date l’enfant parle, tout ce que l’enfant dit ainsi que sa gestuelle.

L’accueil est inégal selon la formation des personnels. Il est tellement insupportable d’entendre des horreurs qu’il est parfois plus facile de traiter les victimes comme des coupables ! Par exemple : « Vous ne devriez pas accuser un parent de faire des choses horribles sur son enfant ! un parent n’est pas capable de faire ça ! »

Si l’agresseur nie les faits, le procureur est en droit de demander une confrontation entre l’enfant et son agresseur. Il s’en traduit une mise à l’épreuve de la résistance psychique de l’enfant qui n’est pas défendu et non une mise à l’épreuve de la réalité des faits.(MP Porchy)

Si l’enfant rétracte ses accusations au cours de la confrontation, l’affaire sera classée sans suite et l’enfant pourra subir des poursuites pénales pour dénonciation calomnieuse !

Un mineur n’est pas obligé d’accepter une confrontation avec son agresseur : (voir chapitre « confrontation victime/agresseur « ).